vendredi 21 mars 2014

Coffrets, compiles, vinyles, etc.

En cette année de 40ème anniversaire, les différents labels du groupe ont prévu de rééditer quasiment tous leurs albums... mais sous des formats extrêmement divers.
Stranglers-France fait le point.


Le label Parlophone publie, le 24 mars, un coffret de 11 CD intitulé Giants and Gems: an album collection pour fêter le 40ème anniversaire des Stranglers. Mais pourquoi ce coffret sort-il chez Parlophone, un nouveau venu dans la discographie des Stranglers ? Accrochez-vous pour l’explication qui va nous emmener dans les méandres du big business : Parlophone, un label allemand à l’origine, a été racheté en 1931 par EMI. Comme chacun sait, les Stranglers ont signé en 76 avec le label United Artists qui a été absorbé, à son tour, par ce même EMI en 1980. Faisons un saut de trente ans en avant : en 2012, EMI est vendu à Universal Music sous condition que ce dernier cède la branche Parlophone à une compagnie tierce (ceci afin d’éviter que le marché du disque soit dominée par seulement deux compagnies en Europe). Universal a donc revendu Parlophone, en 2013, à Warner Records en mettant dans le paquet cadeau... les Stranglers qu’on retrouve donc en compagnie de jeunes groupes (Babyshambles, Bat for Lashes ou Coldplay) et aussi de quelques anciens (Kraftwerk, Pink Floyd et... Edith Piaf). Pas fou, Universal a quand même gardé le catalogue des Beatles sous la main. Le coffret comprend bien les six premiers albums studio sortis chez UA/EMI ainsi que les deux derniers mais pas Norfolk Coast qui avait pourtant été distribué par EMI en 2004, ceci pour d’obscurs problèmes de droits ... A noter également, la présence, pour la première fois, de la réédition en CD de Off the Beaten Track, la compilation de raretés et faces B sortie en 1986.



Encore plus étrange, le micro label américain Culture Factory qui s’est spécialisé dans les rééditions « à l’identique » des vinyls de la grande époque sort, le 17 mars, quatre des cinq albums de la période EPIC (Feline, Aural Sculpture, Dreamtime et All Live and All of the Night) en format « mini LP ». Ces CD ont en effet une apparence de vinyls : ils sont noirs avec un trou central et une étiquette, une pochette extérieure et une pochette intérieure. Il existait déjà des rééditions japonaises, sous cette forme, des premiers albums de la période UA/EMI mais pas de ceux de la deuxième moitié des années 80. Pour l’instant, 10 échappe à la réédition mais le label est en train d’essayer d’en acquérir les droits pour une sortie légèrement retardée par rapport aux autres albums.



Pour ne pas être en reste, le label indépendant Eagle a constitué un coffret avec trois des quatre albums de la période MK II qui sortira lui aussi le 17 mars. Ces trois albums (About Time, Written in red et Coup de Grace) étaient sortis sur divers labels, à l’époque, mais avaient été réédités une première fois par Eagle en 2005. Là encore, on peut remarquer qu’il en manque un : In the Night que les Stranglers avaient sorti en 92 sur leur propre label Psycho et qui a été réédité (sous pochette blanche) en 2011 par un consortium américano-canadien de deux labels indépendants (Lost Grove Arts/Magnetic Air).



Les Stranglers eux-même éditent, via leur label Coursegood, une compilation de faces B de la période Epic, assorties des six titres de la saga Vladimir dont le premier épisode, Vladimir & Olga, constituait la face B du simple Midnight Summer Dream et le dernier, Vladimir and the Pearl, n’était jamais sorti en disque. Intitulée Here and There, elle sera disponible, dans un premier temps, sur la tournée et dans la boutique officielle avant d’être vendu dans les circuits normaux.



Enfin, pour le Disquaire Day qui tombe cette année le 19 avril, on nous promet la réédition du 45 tours Peaches en vinyle. Précipitez-vous parce qu’il n’y aura que 450 exemplaires de disponibles sur toute la France. La liste des disquaires participants est ici et la liste des autres vinyles .

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