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lundi 24 septembre 2012

Giants

  • Date de sortie 5 Mars 2012
  • Titres Another Camden Afternoon/Freedom Is Insane/Giants/ Lowlands/Boom Boom/My Fickle Resolve/Time Was Once On My Side/ Mercury Rising/Adios (Tango)/15 Steps
  • The Stranglers  Jet Black/Jean Jacques Burnel/Dave Greenfield/Baz Warne
  • Autre musicien Neil Sparkes (percussions)
  • Studio d'enregistrement Charlton Farm Studios
  • Producteurs Louie Nicastro & The Stranglers


« Giants » est le titre du dernier album des Stranglers. Et le sens de ce titre n’est pas usurpé !!! Car « géant » est en effet le terme qui convient le mieux à cette dernière livraison du groupe. Plus qu’un qualificatif bien trouvé « Giants » confirme définitivement le retour des Stranglers sur le devant de la scène rock européenne.  Amorcé avec la sortie en 2004 de « Norfolk Coast » qui fit l’unanimité à l’époque,  aussi bien auprès des fans que des critiques, le retour des hommes en noir se confirmera deux ans plus tard avec l’album de transition « Suite 16 ». Paul Roberts n’est plus là, le retour au quatuor est enfin acté. JJ partage le micro avec Baz et le groupe reprend le sillon de ses débuts.


Another Camden Afternoon, « Giants » s’ouvre donc par un instrumental où le ton est donné. Basse métallique et mordante, guitare acérée, brouillard d’orgue en nappes et batterie au cordeau. Le son est paradoxalement propre et brut, aéré et compact. La production met en relief chaque instrument. C’est un travail sonore qui gratte le titre jusqu’à l’os. Il y comme un côté « Rattus » modernisé, le tout dans une ambiance inquiétante adaptée à des paroles supprimées qui initialement racontaient le meurtre d’une femme agressée sur un trottoir puis tuée aux yeux de tous dans la plus grande indifférence …

Freedom Is Insane, déjà joué lors de la tournée anglaise 2011, est un classique dans l’esprit de « Time to die » . Une guitare « Morricone » tisse un motif grand format qui fait battre le cœur de n’importe quel fan de la première heure ! La batterie pulse comme si Jet avait 40 ans de moins et Dave enfante en guise de solo un tricotage de notes incestueux lorgnant vers celui désormais immortel de « No more heroes ».

Giants voit JJ nous raconter, dans un phrasé buriné et trainant, l’époque des hommes, les vrais, ceux d’hier, qui, tels des Gabin ou Ventura, vivaient comme ils jouaient. Un hommage  nostalgique aux mecs d’hier. Mention encore une fois à la guitare de Baz qui porte haut le morceau.

Lowlands, qui est d’une architecture complexe, voit les claviers de Dave et la guitare de Baz croiser le fer dans une cascade de contre temps bordée de guirlandes sonores qui semblent dans un premier temps se contrarier, pour au final se fondre dans une alchimie typiquement maison. Il faut un peu de temps pour s’y habituer mais l’effet est garanti, une fois le concassage en règle digéré.

Boom Boom est une ballade classique, efficace et marquée du fer créatif de Baz. Accroche immédiate.

My Fickle Resolve est le bijou du disque. La ligne de basse, d’une souplesse féline et à la texture boisée, se pose sur un magnifique jeu de ballet de Jet. Intime et jazzy , ce titre de facture acoustique témoigne de la maîtrise totale du groupe.

Time Was Once On My Side aurait pu être le single, si cela signifie encore quelque chose pour les Stranglers aujourd’hui. Construit sur une basse trampoline qui charpente tout le titre, JJ s’époumone au chant avec une fraîcheur et une envie qui rappellent que sa présence vocale est indispensable au groupe.

Mercury Rising nous ramène à l’époque du Gospel According avec une pluie de notes de Dave et une basse vicieusement triturée et à tête chercheuse  de JJ. Un morceau MIB retro où  pointe une légèreté qui pourrait  servir rétrospectivement de trait d’union avec l’album qui suivra, à savoir « La Folie ».

Adios constitue la surprise du disque. Un tango qui étonne avec un JJ au chant qu’on n’attendait pas dans ce registre. Un peu comme « Spain » pour Aural Sculpture ou « Never say goodbye » pour « Feline », ce titre dépareille mais sans s’exclure de l’ensemble. C’est un clin d’œil romantique et déjanté à Carlos Gardel, revisité en mode heavy.

15 Steps termine l’album sur une  rythmique grand ouest avec toujours cette guitare aux avant postes. Empreinte marquante et remarquée du disque, la guitare de Baz ouvre de prometteuses perspectives aux futures compositions. Ce titre qui clôture « Giants » devrait trouver sa place dans une future set list idéale.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

OK then Que pensez-vous de cet album paru il y a 6 mois, donc, réellement ?

Stranglers France a dit…

Bonjour cher Anonyme,

Je considere cet album comme un bon album. Dans la continuite du redressement opere depuis 2004 et notamment le depart de P Roberts
Bon son. Varie et au final bien foutu
Que demande de plus ? Apres presque 40 ans de carriere ? L apport de Baz a ete et demeure desormais capital
C est l homme du retour in black
Stef1

Si on regarde les scores de votes, ont constate que depuis "La Folie", le groupe avait perdu quelque peu de ses aficionados.
Avec ce nouvel opus, il semble qu'il amorce (enfin) un retour aux sources.
Ren0

Anonyme a dit…

Merci donc pour cette réponse qui au final rejoint mes impressions. "GIANTS" restera un excellent album : gros sons, belles mélodies, énergie, album varié dont se dégage une belle fraîcheur. Après 35 ans de carrière discographique c'est déjà beaucoup ! Seul bémol qui n'engage que moi, le groupe ne se remet pas assez en question et reste dans sa zone de confort peut être pour soigner ses fans de la première heure... La démarche de Cornwell est fondamentalement différente car il est capable de revisiter tous ces titres des débuts et de les magnifier. Celà dit Giants restera un grand album du groupe