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Et pour bien commencer l'année...
EN JANVIER, UNE INTERVIEW EXCLUSIVE DE BAZ POUR STRANGLERS-FRANCE

mercredi 17 avril 2013

Tournée 85 : interview de Olivier Dufrien du Stranglers France Service

Nous vous invitons à un retro séjour dans les années 80 , le temps de re découvrir cette époque qui donnera l'occasion aux Stranglers de sortir un disque particulièrement original, et audacieux après Feline.
De façon sensuelle ou pêchu mais toujours avec élégance, le groupe revisite en les etranglant Marvin Gaye et les Blues Brothers !!!
Et à venir...une chronique franco française de cette double année 84/85 (disque et tournée dans l'hexagone)


À L'INVITATION DES STRANGLERS, L'ÉQUIPE DU FANZINE "BLACK & WHITE" SE REND À LONDRES SUR LA TOURNÉE ANGLAISE DE 85

Cinq concerts sont prévus (les 25, 26, 27, 28 février et 1er mars 1985) au Dominion Theatre, l'une des rares salles de la capitale britannique qui accepte encore de recevoir les Etrangleurs. Il faut dire que la première partie de la tournée ne s'est pas passée sans heurts : quelques fauteuils cassés de ci de là ont valu une facture de 6000 £ aux musiciens. En avril, la deuxième grande tournée française va avoir lieu et nos intrépides reporters veulent se rendre compte par eux-mêmes des nouveautés apportées par le groupe : micros HF, cuivres, scène drapée de blanc et un strip-tease à l'envers le dernier soir ! C'est le même dispositif scénique que l'on retrouvera sur la seconde grosse tournée française de mars-avril, à part le strip-tease qui sera remplacé, à Paris, par un match de catch.


Plus important : l'équipe du SFS (Stranglers France Service) qui est constituée en majorité d'étudiants (Olivier, Eric, Jean-François, Franck, Magali) va suivre la tournée française pour diffuser et faire connaître Black & White. A la demande des membres de l'association, JJ a négocié des conditions spéciales avec le tourneur : logo du SFS sur l'affiche et les tickets, emplacement réservé (en général à côté de la table de mixage). Pour le reste, les collaborateurs de Black & White doivent se démerder : transport en voiture personnelle, couchage dans la voiture ou chez des amis ou allez-retour périlleux dans la nuit entre le lieu du concert et le domicile familial (Olivier confie qu'ils manqueront se planter sur l'autoroute entre Lyon et Paris). Mais l'aventure a ses bons côtés : les membres du SFS sont en général conviés à la table des Stranglers et ils sont aux premières loges pour les concerts et les balances.


Olivier DUFRIEN : On arrivait l'après-midi, on installait un stand sommaire (en général, avec une planche et des tréteaux) et avant et après le concert, on se baladait avec nos exemplaires de B&W dans le public pour les vendre. Les Strangers avaient même mis un roadie à notre disposition pour nous aider.

Quel bilan en avez-vous tiré ?
Olivier : On n' a pas eu de problème majeur sur la tournée, on ne s'est même pas volé la caisse ! B&W s'est bien vendu: on n'avait plus de stocks après la tournée et ça nous a aussi permis d'attirer quelques abonnés supplémentaires.

Comment étaient les Stranglers avec vous ?
Olivier : Très sympas, très disponibles. Je n'en dirais pas autant de la fille d'Epic France [leur label à l'époque] avec qui j'étais en contact. De toute manière, elle ne s'occupait pas beaucoup des Stranglers non plus. Epic avait beaucoup d'artistes plus vendeurs à son catalogue et on sentait que le groupe n'était pas en tête de ses priorités.

Quel était le public des Stranglers dans les années 80?
Olivier : C'était un public très mélangé, il y avait encore des punks mais il y avait aussi des gens qui allait voir Daho... Ça s'était beaucoup démocratisé après le succès de Golden Brown. Je les avais vus en 78 au Bataclan où ils avaient fait monter des strip-teaseuses sur scène et en 79 à l'Empire, pour l'enregistrement de Chorus, l'émission d'Antoine de Caunes, où il y avait eu des incidents, et l'ambiance n'était plus la même.

Est-ce que vous sentiez des différences entre les villes?
Olivier : Il y avait des villes où c'était plus chaud : Lyon était une ville très rock, Strasbourg aussi, la Bretagne était sympa et sans vouloir être chauvin, le Zénith à Paris, c'était bien aussi. Mais rien ne peut se comparer à Londres où Jean-Jacques nous avait invités quelques semaines auparavant. On s'était retrouvés à dormir à plusieurs dans la chambre d'hôtel qu'il nous avait laissée parce qu'il dormait chez sa petite amie.


Interview : Cécile

2 commentaires:

Nathalie a dit…

belle interview .... merci

Jean François (ex Tommy Deuce) a dit…

Très belle interview qui va à l'essentiel. Belle élégance de ne pas avoir mentionné Clermont-Ferrand où le cocert avait été d'un ennui... A cause du public aussi difficile à réveiller que si l'on essayait d'allumer un glaçon avec un briquet dira Hugh.

Bien cordialement